Zed s’est fait une place dans l’écosystème des éditeurs de code en misant sur deux promesses : une expérience de développement ultra-fluide et collaborative, et une intégration native de l’intelligence artificielle pour accélérer la productivité. Dans un secteur dominé par Visual Studio Code et JetBrains, Zed a su séduire une communauté croissante grâce à sa rapidité, sa simplicité et son approche « cloud-native » du code.Mais l’IA embarquée a un coût, et ce coût est désormais au centre de la stratégie de Zed. Alors que les utilisateurs étaient jusqu’ici facturés par nombre de prompts envoyés aux modèles de langage, la startup annonce une bascule vers une tarification au nombre de tokens consommés.
Développé par les créateurs de l'éditeur de code Atom et les créateurs du générateur d'analyseur syntaxique Tree-sitter, Zed est écrit en Rust et disponible sous licence GPL. L'équipe affirme que Zed est éditeur collaboratif très performant offrant les fonctionnalités essentielles que l'on attend d'un éditeur moderne. Il est également doté d'un moteur de rendu accéléré par le GPU pour aider les développeurs à créer des logiciels beaucoup plus rapidement
Pourquoi le modèle « prompt-based » n’était plus viable
Facturer par prompt partait d’une bonne intention : proposer un quota clair, compréhensible et facilement commercialisable. Mais cette simplicité cachait une asymétrie économique : toutes les requêtes ne se valent pas. Un simple correctif de syntaxe pèse peu en calcul, alors qu’une analyse d’un projet multi-fichiers peut engloutir des milliers de tokens. Résultat : l’utilisateur payait la même chose pour deux requêtes, mais Zed supportait des coûts radicalement différents.
L’entreprise a reconnu que ses factures liées aux LLM étaient devenues son plus gros poste de dépense, au point de mettre en péril la viabilité du service. En d’autres termes, chaque nouvel abonné risquait d’aggraver le déficit au lieu de contribuer à l’équilibre.
Des crédits inclus et une facturation proportionnelle
Le plan Pro passe désormais à 10 $ par mois, contre 20 $ auparavant. Mais attention : il inclut seulement 5 $ de crédits utilisables pour de l’IA. Au-delà, chaque utilisateur sera facturé au prix public des modèles, augmenté de 10 % pour couvrir l’infrastructure et le support. Cela signifie que le coût final dépendra directement de la consommation réelle en tokens, et du modèle choisi (GPT-5, Gemini, Claude, etc.).
Une flexibilité revendiquée
Zed propose plusieurs alternatives pour garder le contrôle sur ses coûts :
- Apporter sa propre clé API (OpenAI, Anthropic, Google, etc.), pour payer directement le fournisseur.
- Utiliser des modèles locaux via Ollama, pour limiter la dépendance au cloud.
- Passer par l’Agent Client Protocol (ACP) afin de connecter des agents externes comme Gemini CLI ou Claude Code.
- Ou encore désactiver totalement l’IA, pour revenir à un usage pur de l’éditeur.
[QUOTE=Zed]Une multitude d'alternatives
Votre facture Zed Pro peut augmenter ou diminuer en fonction de votre utilisation de l'IA. C'est pourquoi nous donnons aux clients Zed Pro un préavis de 3 mois avant la migration vers la nouvelle structure tarifaire, et nous avons investi massivement dans des options alternatives pour l'utilisation de l'IA dans Zed :
- Apportez vos propres clés API, directement avec des fournisseurs LLM tels que OpenAI, Anthropic, Grok et bien d'autres
- Utilisez des modèles locaux tels que Ollama
- Accédez à des agents tiers via ACP, tels que Gemini CLI et Claude Code (d'autres seront bientôt disponibles !)
- Dépensez via GitHub Copilot, OpenRouter, AWS Bedrock et d'autres hubs de paiement LLM
Vous pouvez également désactiver complètement l'IA dans Zed si...
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à tous,